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En 2024, le marché des voitures en France a traversé une période contrastée, marquée par des fluctuations notables dans les ventes de véhicules neufs et d’occasion. Cependant, selon une étude, certains modèles restent encore la cible des voleurs.
Voitures : un marché qui se porte bien
Le marché des voitures neuves a enregistré une baisse de 3,2 % par rapport à 2023, avec un total de 1 718 442 immatriculations. Cette diminution s’inscrit dans un contexte économique tendu et une conjoncture politique instable.
Ce qui affecte ainsi les décisions d’achat des consommateurs. Malgré une hausse de 1,5 % des immatriculations en décembre, portée par des efforts accrus des constructeurs et de leurs réseaux, cela n’a pas suffi à compenser le recul global de l’année.
Le marché de l’occasion a montré des signes de résilience avec une augmentation de 2,9 % des immatriculations. Ce qui totalise ainsi 5 398 335 transactions en 2024.
Cependant, ce chiffre reste ainsi inférieur de 8 % aux niveaux de 2019. Ce qui indique une reprise partielle après les perturbations des années précédentes.
Les véhicules électriques ont connu une croissance modeste. Les immatriculations de voitures électriques neuves ont atteint 290 610 unités, représentant une part de marché stable de 16,9 %, en légère hausse par rapport aux 16,8 % de 2023.
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Cette progression limitée s’explique par la réduction des subventions gouvernementales. Et des infrastructures de recharge encore insuffisantes, freinant l’adoption plus massive de l’électrique.
Parc automobile : une offre diversifiée
Au 1ᵉʳ janvier 2024, le parc automobile français comptait 39,3 millions de voitures en circulation. Avec un âge moyen de 11,2 ans, ce qi reflète un vieillissement progressif.
Les motorisations thermiques dominent encore, le diesel représentant 50,7 % du parc. Néanmoins, les motorisations électriques (2,2 %) et hybrides rechargeables (1,5 %) sont en progression.
Elles totalisent ainsi près de 4 % du parc, signe d’une transition énergétique en cours. Le marché des voitures français en 2024 illustre les défis liés à la transition énergétique et aux fluctuations économiques.
Les constructeurs se voient ainsi confrontés à la nécessité d’innover. Tout en s’adaptant aux contraintes réglementaires et aux attentes changeantes des consommateurs.
La progression modérée des ventes de véhicules électriques souligne l’importance de politiques incitatives et du développement d’infrastructures adéquates. Et ce, pour soutenir une adoption plus large des technologies propres.
Voitures : les modèles préférés des voleurs
Récemment, le baromètre annuel Argos pour France Assureurs vient d’être publié. Et ce dernier a ainsi révélé les modèles de voitures les plus volés en France en 2024.
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D’après ce rapport, relayé par TF1, 70.460 véhicules ont été dérobés l’an dernier. Soit une hausse de 5 % par rapport à l’année précédente.
Et les véhicules les plus prisés par les voleurs sont… les berlines et les SUV. En particulier ceux arborant une teinte « grise ou noire », précise Benoît Leclair, directeur de l’agence Argos, interrogé par TF1.
En tête du classement figurent le Toyota RAV4 ainsi que les Lexus RX II et NX. Selon Benoît Leclair, ces modèles sont particulièrement visés, car ils sont « plus faciles à démarrer que la moyenne ».
Il rappelle toutefois qu’aucun véhicule n’est totalement inviolable. En effet, les voleurs utilisent des dispositifs électroniques pour s’introduire dans le système du véhicule et le démarrer, si bien que dans plus de 80 % des cas, le vol s’effectue sans effraction.
Parmi les autres modèles les plus convoités figurent la Renault Clio IV, la Peugeot 3008 II et la Peugeot 308 II. Le baromètre Argos souligne cependant que les voitures électriques semblent, pour l’instant, moins touchées par ce fléau.
En cause ? Le manque d’infrastructures adaptées dans les pays où ces véhicules sont revendus. « Il est plus facile de circuler avec un Toyota RAV4 qu’avec une Tesla », a conclu Benoît Leclair.
Crédit photo © DivertissonsNous