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Depuis que Pôle Emploi est devenu France Travail, les règles ont changé. Dans le cadre des réformes en cours, certains jeunes devront désormais s’inscrire obligatoirement à l’organisme et si toutes les conditions ne sont pas réunies, les allocations peuvent disparaître.
France Travail : unie pour aider les chômeurs
Depuis décembre 2024, un système de gestion unifié entre France Travail et les Missions locales a été instauré. Et ce, pour simplifier les démarches administratives des demandeurs d’emploi.
Cette mutualisation permet d’éliminer les doublons d’informations et d’améliorer la coordination entre les acteurs de l’insertion. L’inscription pourra à présent se faire en ligne, facilitant ainsi l’accès au dispositif.
Une fois inscrits, les jeunes bénéficieront d’un diagnostic personnalisé réalisé par un conseiller. Il analysera ainsi leurs compétences, leurs aspirations et les éventuels freins à leur insertion professionnelle.
Un référent unique leur sera attribué pour assurer un suivi individualisé et les guider vers l’emploi. Un contrat d’engagement définira les étapes précises à suivre pour favoriser leur insertion.
Les Missions locales continueront à jouer un rôle central, en prenant en charge environ 15 % des jeunes inscrits. Tandis que les 85 % restants bénéficieront directement des dispositifs de France Travail.
Dès janvier 2026, un système d’information commun sera déployé pour fluidifier la gestion des parcours. Et ainsi renforcer la coordination entre les différents acteurs.
L’intelligence artificielle au service de l’organisme
Cet outil numérique permettra un suivi plus efficace des demandeurs d’emploi. Et une meilleure orientation vers les secteurs porteurs.
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Notamment le numérique et les énergies renouvelables. L’objectif principal de cette réforme est d’aider les jeunes à s’adapter aux mutations du marché du travail et à saisir les opportunités offertes par ces filières d’avenir.
France Travail intègre également l’intelligence artificielle dans ses services. En effet, l’opérateur a récemment dévoilé de nouveaux outils développés en collaboration avec la start-up française Mistral AI. P
Parmi eux, MatchFT, une plateforme qui facilite la mise en relation entre employeurs et candidats. Les conseillers y renseignent des critères tels que la mobilité, l’expérience ou la rémunération.
Et l’IA se charge ainsi d’identifier les profils correspondants avant de contacter automatiquement les candidats. Si un demandeur d’emploi se montre intéressé, l’outil lui pose une série de questions pour affiner la sélection avant transmission à l’employeur.
Autre innovation, ChatFT, un chatbot inspiré de ChatGPT et DeepSeek. Destiné aux agents de France Travail, il permet de rédiger plus rapidement des e-mails, des offres d’emploi et de comparer des documents grâce à l’outil ChatDoc.
« L’objectif est de libérer du temps pour l’accompagnement humain, en réduisant la charge administrative des conseillers », a expliqué Thibault Guilluy, directeur général de France Travail.
Enfin, un nouvel outil destiné aux demandeurs d’emploi. Le Calendrier de l’IA, propose une formation en ligne gratuite en 31 leçons de 5 à 30 minutes.
Il permet d’acquérir des compétences en intelligence artificielle, d’apprendre à protéger ses données personnelles. Et de se sensibiliser aux fake news.
France Travail : attention à bien respecter ces conditions
L’assurance-chômage en France a connu de nombreuses évolutions ces dernières années. Et 2025 marque une nouvelle étape avec l’entrée en vigueur de règles inédites.
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Ces changements modifient en profondeur les conditions d’accès aux allocations, la durée d’indemnisation. Et les dispositifs d’accompagnement, pour favoriser un retour plus rapide à l’emploi et d’adapter le système aux réalités du marché du travail.
L’un des axes majeurs de cette réforme concerne donc l’éligibilité aux allocations chômage. Désormais, les demandeurs d’emploi doivent justifier de 8 mois d’activité sur les 20 derniers mois, contre 6 mois sur 24 auparavant.
Cette mesure vise ainsi à encourager une activité professionnelle plus régulière. Par ailleurs, la durée d’indemnisation est à présent modulable en fonction du contexte économique.
Elle passe de 18 à 15 mois pour la plupart des bénéficiaires. Avec une réduction automatique de 25 % lorsque le taux de chômage est inférieur à 9 %.
Ces ajustements s’accompagnent d’un encadrement plus rigoureux des demandeurs d’emploi. La signature d’un contrat d’engagement avec France Travail devient obligatoire, et elle définit un parcours précis vers le retour à l’emploi.
Le non-respect de ces engagements pourra entraîner des sanctions, précisées par décret en 2025. Face au durcissement des critères d’accès, la réforme met l’accent sur un accompagnement personnalisé des demandeurs d’emploi.
De plus, la dégressivité des allocations pour les hauts revenus s’accélère. La réduction de 30 % s’applique désormais après 8 mois d’indemnisation, contre 9 mois auparavant.
Enfin, le calendrier des versements des allocations, géré par France Travail, reste ainsi un élément clé pour les Français. Ils doivent s’y référer pour anticiper leurs finances.
Crédit photo © DivertissonsNous